L'explication du Psaume 91 tient d'abord en deux versets

Avant d'énumérer ses promesses, le psaume pose une condition. Qui ne la lit pas lit le reste de travers.

Avant de rien promettre, le Psaume 91 énonce une règle. Matthew Henry l'a formulée sans détour : tous ceux qui vivent dans la communion avec Dieu sont constamment en sécurité sous sa protection, et peuvent donc garder une sainte sérénité et une paix d'esprit en tout temps.

Psaume 91, verset 1 · Louis Segond 1910 Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut Repose à l’ombre du Tout-Puissant.

Une habitude du cœur, non un lieu

La demeure du verset 1 est, dans la lecture de Henry, une habitude du cœur. Le vrai croyant se familiarise avec la religion intérieure et adore au-dedans du voile — dans le sanctuaire, non dans le parvis; il fait du service de Dieu une œuvre du cœur au lieu de s'en tenir à la surface de la religion. Et pour un tel homme, l'ombre du Tout-Puissant n'est pas un abri de passage : il n'aura pas seulement un droit d'entrée, mais une résidence, sous la protection de Dieu.

Le verset 2 change la doctrine en déclaration

Psaume 91, verset 2 · Louis Segond 1910 Je dis à l’Éternel: Mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je me confie!

Henry a paraphrasé la résolution du psalmiste — quoi que les autres disent de lui, ce Dieu est le mien — et il a poussé le contraste jusqu'au bout : tout autre refuge est un refuge de mensonges, et seuls se mettent en sûreté ceux qui font du Seigneur leur Dieu, leur forteresse. Sa question finale n'a rien perdu de sa force en trois siècles : Si l'Éternel est notre Dieu, notre refuge et notre forteresse, que pouvons-nous désirer que nous ne soyons pas sûrs de trouver en lui ?

La même règle dans une formulation d'aujourd'hui

La Segond 1910 est la version que le lectorat protestant francophone attend sur ce psaume; pour qui cherche la formulation moderne, voici les deux mêmes versets dans la Segond 21 :

Psaume 91, versets 1–2 · Segond 21 Celui qui habite sous l'abri du Très-Haut repose à l'ombre du Tout-Puissant. Je dis à l'Eternel: «Tu es mon refuge et ma forteresse, mon Dieu en qui je me confie!»

Une fois cette règle posée, le reste du psaume — flèches, peste, anges, lion et serpent — se lit comme la conséquence d'un choix de domicile, et non comme un talisman. Téléchargez gratuitement l'application La Bible pour poursuivre la lecture jusqu'au verset 16.

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